Aide et stimulation à domicile des malades d'Alzheimer et soutien de leurs Aidants
Contactez-nous au
01 47 28 75 21

La maladie transmissible : il faut raison garder !

Dans sa version online lemonde.fr, le journal publie ce 9 septembre un article intitulé "La maladie d'Alzheimer serait-elle transmissible ?" Pour France Alzhiemer et maladies apparentées, bien que la prudence reste de mise, ces observations vont dans le sens d'une recherche transversale sur les maladies neurodégénératives.

La maladie d'Alzheimer serait-elle transmissible ? Le titre de l'article, paru sur le monde.fr, est volontairement provocateur. Il a quasiment fait l'effet d'une bombe dès sa mise en ligne. En tout cas auprès du grand public. Beaucoup moins au sein de la communauté scientifique qui se veut plus mesurée et en appelle tout simplement à la raison scientifique.

Concrètement de quoi s'agit-il ? Une équipe de chercheurs britanniques qui s'intéressaient à huit patients décédés de la maladie de Creutzfeld-Jacom (MCJ), a observé que les cerveaux de quatre d'entre eux contenaient des plaques amyloïdes, une des caractéristiques biologiques de la maladie d'Alzheimer. Ces patients avaient fait l'objet d'un traitement de longue durée basé sur l'administration d'hormone de croissance d'origine humaine. Par ailleurs, compte tenu de leur âge, aucun élément d'ordre médical ne laissait présupposer la présence de plaques amyloïdes. Un fait qui a poussé les scientifiques à émettre l'hypothèse d'ne possible transmission de la maladie d'Alzheimer à l'Homme selon le même principe que la MCJ ("inoculation" de la protéine pathologique via l'hormone d'origine humaine).

La recherche transversale promue par France Alzheimer et maladies apparentées : 

Une chose est sûre, si elle s'avérait exacte, cette hypothèse serait malgré tout aujourd'hui caduque. En effet, ce type d'injection n'a plus cours, l'hormone de croissance humaine ayant été remplacée par une hormone de croissance de synthèse.
Quoiqu'il en soit, les observations des chercheurs britanniques, également publiées sur le site du très sérieux magazine scientifique Nature, interpellent. Pour France Alzheimer et maladies apparaentées, d'autres études devront, à l'avenir, venir confirmer ou infirmer cette hypothèse.
A noter : aucune observation de protéine Tau n'a été mentionnée par les chercheurs britanniques. Or la maladie d'Alzheimer se traduit par une combinaison de dépôts de protéine Tau et de peptide amyloïde. Plutôt qu'une transmission de la maladie d'Alzheimer à l'Homme, une hypothèse alternative voudrait que la protéine Prion, caractéristique de la maladie de Creutzfeld Jacob puisse favoriser la formation de peptide amyloïde (caractéristique de la maladie d'Alzheimer).

L'étude menée par l'équipe du Dr Laurent Pujo-Menjouet (Université de Lyon / Institu Camille Jourdan) et intitulée "Prion et Alzheimer : modélisation et expérimentation d'une liaison agressive" cherche justement à répondre à cette question. Ce projet de recherche est financé à hauteur de 95 000€ par France Alzheimer et maladies apparentées dans le cadre de ses bourses de recherche.
 
Note d'AAA : pour mieux comprendre la liaison agressive étudiée par le Dr Pujo-Menjouet, France Alzheimer et maladies apparentées a mis en ligne sur sa chaîne YouTube une vidéo explicative que vous pouvez visionner en cliquant sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=X0mLf8IJhV4&list=PLCq-e7n2r6Wgo3kaseDHet...